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Coco Cacao Cocue.

Le 17 mai 2017, 01:12 dans Humeurs 2

"Mon chéri, tu m'as déjà caché quelque chose ?" ai-je demandé à mon fiancé samedi soir. Respectant l'une de nos règles fondamentales ("Réponds toujours sincèrement à une question"), Monsieur Cacao m'a avoué m'avoir trompée, une fois, une seule, il y a trois ans. Ambiance.

J'ai hésité à écrire cet article.

Depuis que j'ai appris cette nouvelle, je me sens seule. Je ne peux pas en parler à mes proches, par crainte du jugement et par pudeur. J'ai décidé d'écrire cet article pour ceux qui, comme moi, se sentent seuls face à une situation semblable, pour qu'ils sachent qu'ils ne le sont pas.

D'abord, les questions se bousculent.

Certaines me semblent logiques (qui ? quand ? à quelle occasion ? pourquoi ? vous vous êtes protégés ?) tandis que je suis choquée que d'autres me traversent l'esprit (c'était mieux qu'avec moi ?).

Monsieur Cacao y répond. Son teint est légèrement plus pâle que d'habitude et, signe de malaise, son ton est monotone. Je suis partagée entre la colère (mais merde, il pourrait chialer et implorer mon pardon à genoux, non ?), la satisfaction (mouhahaha, regarde-le pâlir !) et l'envie de le serrer dans mes bras (mon chéri, ne souffre pas, je t'aime !).

Ensuite, je suis hébétée.

Je n'ai pas envie de pleurer. Je me sens assommée. Nous allons nous coucher, sans drame. Presque comme si de rien n'était.

Puis vient la crise.

Au petit matin, je me sens en colère et trahie.

Je suis paranoïaque. "Qui sait que je suis cocue ? Ils doivent bien se marrer..."
Je suis amère. "Quand je pense que je t'ai toujours été fidèle..."
Je suis triste. "Je croyais que notre histoire était merveilleuse."
Je suis accusatrice. "Tu m'as volé mon bonheur."

Puis vient l'heure de faire le point...

Etonnament, si je passe relativement facilement sur l'acte en lui-même, j'en veux à Monsieur Cacao de ne pas l'avoir assumé plus tôt. J'aurais souhaité savoir au plus vite pour pouvoir faire un choix en conséquence. Il m'a privé de mon choix.

Enfin, il est temps de décider de la suite.

Monsieur Cacao est-il l'homme...
Qui m'a trompé ? Oui.
Qui me porte sur son dos pour me faire rire aux éclats ? Oui.
Qui me prépare amoureusement mon petit-déjeuner très régulièrement ? Oui.
Qui me fait me sentir belle au quotidien ? Oui.
Qui m'exaspère et m'attendrit ? Oui.
Qui m'aime et que j'aime ? Oui.

Au nom d'un instant d'égarement, je me refuse à tourner le dos à cinq ans de bonheur. Je veux continuer à avancer aux côtés de Monsieur Cacao. Je sais que ça ne sera pas toujours facile, que nous ferons encore des erreurs, que nous nous disputerons encore. Peu importe. Il faut tomber pour se relever.

5 astuces pour gérer sa colère

Le 11 mai 2017, 16:43 dans Humeurs 4

J'ai un passif avec la colère. Monsieur Cacao pourrait vous en parler. Au début de notre relation, je piquais des crises. Tout le temps. Pour des broutilles. Avec le temps, j'ai compris que, peinant à distinguer mes émotions négatives les unes des autres, dans ce pêle-mêle, c'était la colère qui prenait l'ascendant. Je me demande comment il a eu la patience de me supporter et je pense qu'il se pose la même question.

 

Source : pixabay.com par ijmaki

 

Aujourd'hui, à l'université, j'ai eu un oral avec deux professeurs, l'un neutre, l'autre odieux à tel point que j'ai envisagé de le découper en morceaux et de maquiller ça en suicide (si, si). Je suis restée calme pendant l'oral mais j'en suis sortie fébrile, patraque, très en colère.

 

La colère, c'est une émotion généralement destructrice. Avec le temps, j'ai pris l'habitude d'utiliser 5 astuces pour la gérer. Je vous les livre aujourd'hui.

 

Astuce n°1 : se défouler.

A chaque fois que j'ai battu mon record de longueurs à la piscine ou de nombre de squats... J'étais en pétard ! Faire du sport, ça défoule, ça apaise, ça détend et, se dépasser, c'est bon pour le moral.

 

Astuce n°2 : s'exprimer.

Beaucoup d'artistes créent mieux dans le chaos que dans l'ordre. Se lancer dans une activité créatrice en étant en colère aide à se canalyser... et peut donner des résultats surprenamment bon ! Pas l'origami. J'ai tenté l'origami en colère... Papiers par terre, sur la table et dans les cheveux garantis.

 

Astuce n°3 : se poser les bonnes questions.

Quand je sens la moutarde me monter au nez, la première question que je me pose est : "Ma colère est-elle justifiée ?".

 

Si je réponds "Oui", ma colère me permet d'en apprendre davantage sur mes limites et mes valeurs et de davantage les prendre en compte dans ma vie par la suite.

 

Si je réponds "Non", je cherche à comprendre pourquoi diable je suis en colère. Il peut s'agir d'un malentendu, d'une accumulation de frustrations (le fameux coup du "Je suis une cocotte minute, je monte en pression puis j'explose"), etc. Il est important d'identifier les causes pour mieux les combattre à l'avenir.

Astuce n°4 : prendre soin de soi.

Cette astuce est la plus compliquée à appliquer, en ce qui me concerne. Quand je sens la colère monter en moi, je m'imagine que je me mets en pause. Littéralement. J'inspire, j'expire. Si je le peux, je m'isole, je médite et je suis détendue comme jamais.

 

Astuce n°5 : ne pas se focaliser sur ce qui ne va pas.

Quand on est en colère (ou triste), on a tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas... et c'est précisément le moment de se rappeler de ce qui va bien !

 

Par exemple, aujourd'hui, je suis sortie de mon oral le moral dans les chaussettes dépitée. Je n'arrêtais pas de penser : "De toute façon, je cumule les échecs." Puis j'ai pris la peine de prendre du recul et, après réflexion, si j'ai mes déboires comme tout le monde, objectivement, j'ai plus de succès que d'échecs. Et ça m'a rendu le sourire !

 

Et toi, tu en es où avec ta colère ? Tu as des trucs pour la gérer ?

Ôde à l'unité.

Le 9 mai 2017, 08:14 dans Humeurs 0

Je n'ai pas voté pour Emmanuel Macron. Ni au premier, ni au second tour. J'ai voté pour ce que les médias appellent un "petit candidat" au premier tour, blanc au second.

Depuis l'annonce de l'élection "du plus jeune Président de la République Française" (tiens, ça fait une belle jambe qu'il soit le plus jeune ; et même, j'en ai une deuxième, de jambe, parce que c'est plus pratique pour tenir debout), sur les réseaux sociaux, je ne cesse de voir cette phrase : "Macron n'est pas mon président."

Et vous savez quoi ? Je n'ai pas voté pour lui et, pourtant, Macron est mon président. (Enfin, pour être précise, il le sera à partir de son investiture, le 14 mai.) Pourquoi ? Parce que les Français l'ont élu et que je respecte le choix des Français.

 

Source : pixabay.fr par johnhain

Quand je partage cet avis sur les réseaux sociaux, je reçois toujours les mêmes réponses...

Comment peux-tu dire que les Français l'ont élu alors qu'environ un quart d'entre eux s'est abstenu ?

L'abstention, sauf exception (maladie, accident, etc.), c'est un choix. C'est un choix que chaque abstentionniste fait pour une raison ou pour une autre, en son âme et conscience. Certains le font parce qu'ils préfèrent aller pêcher que se rendre aux urnes, d'autres parce qu'ils ne voient pas l'intérêt de se déplacer pour voter blanc en l'absence de reconnaissance de celui-ci, etc. Peu importe. Ils font un choix.

Et que dis-tu des 4,2 millions d'entre eux ont voté blanc ou nul, justement ?

Là encore, sauf exception, voter blanc, voter nul, c'est un choix.

Et alors, où tu veux en venir ?

Et alors, les Français ont fait un choix. Certains ont fait le choix de voter Macron, certains ont fait le choix de voter Le Pen, certains ont fait le choix de voter blanc, certains ont fait le choix de ne pas voter. Chacun a fait son choix en connaissant les règles du jeu : celui ou celle qui recevait le plus de voix remportait l'élection. C'est aussi simple que ça.

Sans vouloir me montrer vexante, les personnes qui disent "Ce n'est pas mon président", me font penser à mon cousin (appelons-le Marc) quand, enfants, nous jouions au jeu de société La Bonne Paye.

Il est plus jeune que moi. Avant de jouer, je lui expliquais : "Quand tu tombes sur une case où tu peux acheter quelque chose, tu es libre de l'acheter ou non. Par contre, tu ne pourras revendre ton objet que sur une case "Vendez !". Si à la fin du jeu tu n'as pas tout vendu, c'est de l'argent de perdu, alors réfléchis bien avant d'agir. OK ?".

Vous imaginez aisément la suite : Marc acquiesçait, on jouait, il achetait beaucoup d'objets qu'il ne savait pas revendre, il perdait de l'argent - donc la partie - et il boudait.

Pourquoi ? Les règles étaient pourtant claires, non ?

Et si les règles sont mauvaises ? Mal appliquées ?

Comme beaucoup, je suis déçue par notre vie politique. Entre autres, je suis agacée par ces personnes qui n'ont jamais été dans le besoin qui nous parlent d'austérité. Je suis également presque plus dépitée de voir les affaires se multiplier que mes boutons d'acné à l'adolescence.

Quand les règles sont mauvaises ou mal appliquées, on s'attache à les changer. En élisant nos représentants et, s'ils ne font pas leur travail, en oeuvrant pour qu'ils le fassent. Beaucoup des chieurs râleurs que je connais ne se sont jamais engagés pour tenter de changer les choses car "nous sommes insignifiants, nous ne pouvons rien faire". Ah, c'est sûr qu'avec cet état d'esprit, on va faire avancer le schmilblick.

Gna gna gna, toi qui sais tout mieux que tout le monde, dis-nous comment nous devrions réagir !

D'une, je ne pense pas mieux savoir quoi que ce soit que quiconque. J'ai conscience de la nature personnelle de mon avis. Je respecte l'avis des autres, tant qu'on ne cherche pas à me l'imposer (auquel cas, je mords).

De deux, chacun réagit comme il veut !

De trois, pour ma part, j'ai décidé de considérer que la France a fait un choix et j'ai décidé de le respecter. J'ai décidé d'y croire. J'ai décidé d'attendre et de voir ce qu'il se passe. J'ai décidé d'être confiante et d'espérer que notre France, fracturée, sera capable de renaître de ses cendres comme elle l'a déjà fait à maintes reprise.

Je suis intimement convaincue que seule l'unité nous permettra de construire un avenir meilleur. C'est pourquoi j'ai décidé de me dire que, que j'ai voté pour lui ou non, Macron est mon président.

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