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Ôde à l'unité.

Le 9 mai 2017, 08:14 dans Humeurs 0

Je n'ai pas voté pour Emmanuel Macron. Ni au premier, ni au second tour. J'ai voté pour ce que les médias appellent un "petit candidat" au premier tour, blanc au second.

Depuis l'annonce de l'élection "du plus jeune Président de la République Française" (tiens, ça fait une belle jambe qu'il soit le plus jeune ; et même, j'en ai une deuxième, de jambe, parce que c'est plus pratique pour tenir debout), sur les réseaux sociaux, je ne cesse de voir cette phrase : "Macron n'est pas mon président."

Et vous savez quoi ? Je n'ai pas voté pour lui et, pourtant, Macron est mon président. (Enfin, pour être précise, il le sera à partir de son investiture, le 14 mai.) Pourquoi ? Parce que les Français l'ont élu et que je respecte le choix des Français.

 

Source : pixabay.fr par johnhain

Quand je partage cet avis sur les réseaux sociaux, je reçois toujours les mêmes réponses...

Comment peux-tu dire que les Français l'ont élu alors qu'environ un quart d'entre eux s'est abstenu ?

L'abstention, sauf exception (maladie, accident, etc.), c'est un choix. C'est un choix que chaque abstentionniste fait pour une raison ou pour une autre, en son âme et conscience. Certains le font parce qu'ils préfèrent aller pêcher que se rendre aux urnes, d'autres parce qu'ils ne voient pas l'intérêt de se déplacer pour voter blanc en l'absence de reconnaissance de celui-ci, etc. Peu importe. Ils font un choix.

Et que dis-tu des 4,2 millions d'entre eux ont voté blanc ou nul, justement ?

Là encore, sauf exception, voter blanc, voter nul, c'est un choix.

Et alors, où tu veux en venir ?

Et alors, les Français ont fait un choix. Certains ont fait le choix de voter Macron, certains ont fait le choix de voter Le Pen, certains ont fait le choix de voter blanc, certains ont fait le choix de ne pas voter. Chacun a fait son choix en connaissant les règles du jeu : celui ou celle qui recevait le plus de voix remportait l'élection. C'est aussi simple que ça.

Sans vouloir me montrer vexante, les personnes qui disent "Ce n'est pas mon président", me font penser à mon cousin (appelons-le Marc) quand, enfants, nous jouions au jeu de société La Bonne Paye.

Il est plus jeune que moi. Avant de jouer, je lui expliquais : "Quand tu tombes sur une case où tu peux acheter quelque chose, tu es libre de l'acheter ou non. Par contre, tu ne pourras revendre ton objet que sur une case "Vendez !". Si à la fin du jeu tu n'as pas tout vendu, c'est de l'argent de perdu, alors réfléchis bien avant d'agir. OK ?".

Vous imaginez aisément la suite : Marc acquiesçait, on jouait, il achetait beaucoup d'objets qu'il ne savait pas revendre, il perdait de l'argent - donc la partie - et il boudait.

Pourquoi ? Les règles étaient pourtant claires, non ?

Et si les règles sont mauvaises ? Mal appliquées ?

Comme beaucoup, je suis déçue par notre vie politique. Entre autres, je suis agacée par ces personnes qui n'ont jamais été dans le besoin qui nous parlent d'austérité. Je suis également presque plus dépitée de voir les affaires se multiplier que mes boutons d'acné à l'adolescence.

Quand les règles sont mauvaises ou mal appliquées, on s'attache à les changer. En élisant nos représentants et, s'ils ne font pas leur travail, en oeuvrant pour qu'ils le fassent. Beaucoup des chieurs râleurs que je connais ne se sont jamais engagés pour tenter de changer les choses car "nous sommes insignifiants, nous ne pouvons rien faire". Ah, c'est sûr qu'avec cet état d'esprit, on va faire avancer le schmilblick.

Gna gna gna, toi qui sais tout mieux que tout le monde, dis-nous comment nous devrions réagir !

D'une, je ne pense pas mieux savoir quoi que ce soit que quiconque. J'ai conscience de la nature personnelle de mon avis. Je respecte l'avis des autres, tant qu'on ne cherche pas à me l'imposer (auquel cas, je mords).

De deux, chacun réagit comme il veut !

De trois, pour ma part, j'ai décidé de considérer que la France a fait un choix et j'ai décidé de le respecter. J'ai décidé d'y croire. J'ai décidé d'attendre et de voir ce qu'il se passe. J'ai décidé d'être confiante et d'espérer que notre France, fracturée, sera capable de renaître de ses cendres comme elle l'a déjà fait à maintes reprise.

Je suis intimement convaincue que seule l'unité nous permettra de construire un avenir meilleur. C'est pourquoi j'ai décidé de me dire que, que j'ai voté pour lui ou non, Macron est mon président.

Mode : et si je devenais... un caméléon ?!?

Le 3 avril 2017, 23:39 dans Mode 0

 

Source : pixabay.com par nandhukumar

Je suis sensible aux couleurs. Vestimentairement, j'aime en jouer : les associer avec goût, me reposer sur les basiques, me transformer en étandard multicolore, adopter le total look noir pour me glisser dans les rues comme un ninja...

Il y a quelques semaines, en regardant les photos sur mon téléphone, j'ai été frappée par un détail : bien que ce ne soit que des photographies souvenirs, sans valeur artistique, j'en aimais beaucoup les palettes de couleurs. J'ai alors imaginé ce que j'ai eu envie de nommer des "tenues caméléon", c'est-à-dire des ensembles reprenant ces palettes de couleurs.

Je partage avec vous le résultat.

1. Aux couleurs de la ville moyenâgeuse de Laon un jour de printemps

#5

Des tons doux, beiges, camels, réhaussés par des pointes de rouge et de bleu.
De l'élégance, de la force, de la présence.

2. Aux couleurs d'une bougie de Noël

 #2

 

 

 

 

 

 

 

Lumineuse, dans un dégradé du rouge au jaune, indomptable et imprévisible, consensuelle et rebelle tour à tour.

3. Aux couleurs de fleurs de printemps

   #4

Des touches de lumière dans un ensemble sombre signent le retour des beaux jours, sans prétention.

Crédits photos : photographies personnelles
Crédits polyvores : polyvore.com

C'était ma "crise caméléon". A vous les studios.

5 décisions qui ont changé ma vie

Le 22 mars 2017, 14:55 dans Humeurs 2

Mon credo : vivre, c'est s'adapter.
Tout va bien ? Chouette, profites-en !
Ce n'est pas le cas ? Détermine où est le problème et règle-le.

Simple, non ? Pour moi, non, précisément. Perfectionniste, préoccupée par les autres, j'avais toujours peur de faire mal, je n'osais rien tenter de crainte d'échouer, etc. Au fil du temps, j'ai évolué.

Source : pixabay.com par geralt

J'ai pris des décisions. Certaines ont changé ma vie, comme choisir...

1. De n'agir qu'en accord avec mes valeurs.

J'ai longtemps été celle qui ne sortait pas du rang. Celle qui s'insurgeait intérieurement devant les injustices sans oser "la ramener" parce que "dans la vie, il faut savoir s'écraser". J'en souffrais alors j'ai décidé de ne plus agir qu'en accord avec mes valeurs.

Résultat : Oui, cela me vaut des ennuis. Tant pis. Je préfère avoir des ennuis et vivre en accord avec moi-même que ne pas en avoir et me morfondre.

2. D'être égoïste.

Avant, j'étais très dévouée aux autres, ce qui me valait de n'avoir aucun temps pour moi, de leur en vouloir pour ça, donc de n'avoir que peu de patience à leur égard, etc. Puis j'ai réalisé qu'ils ne m'avaient jamais demandé d'être à 100% tout le temps, que j'étais la seule à me mettre la pression. J'ai commencé à être égoïste, à prendre soin de moi et à être active dans mes relations plutôt que passive.

Résultat : Je donne moins de temps aux autres mais je leur donne plus de temps de qualité.

3. De vivre selon le principe "Si tu ne peux rien faire face à un problème, change ta façon de voir le problème."

Certains problèmes ne peuvent pas être résolus. Exemple : les gens toxiques. S'il est impossible de les changer, le plus simple est de les éviter. Manque de chance, ce n'est pas toujours possible. Dans ce cas, le plus simple est de changer sa façon de voir la situation. De laisser couler les paroles médisantes de ces personnes, par exemple, au lieu d'y prêter attention.

Résultat : Si je peux faire quelque chose, je me démène. Si je ne peux pas, je laisse couler.

4. D'oser.

"Il vaut mieux des remords que des regrets." écrivait Oscar Wilde. Je suis d'accord avec lui. En regardant en arrière, je réalise que j'ai des regrets mais pas de remords.

Résultat : Oser m'a permis de vivre des expériences exceptionnelles. Oser me vaut également de faire des erreurs mais qu'importe... J'en apprends !

5. De ne pas avoir peur d'aimer.

"Quand on est aimé, on ne doute de rien. Quand on aime, on doute de tout". Cette citation de Louis-Ferninand Céline résume parfaitement ma vision de l'amour.

M. Cacao et moi avons des modes de vie très différents. Dès le début de notre relation, j'ai eu peur de l'aimer trop, trop fort, de m'impliquer dans cette relation, de peur que nos différences aient la peau de notre amour. J'ai décidé de faire un acte de foi. J'ai décidé que cet amour valait d'être vécu, quelqu'en soit la fin.

Résultat : Je suis heureuse et sereine aux côtés de M. Cacao. Nous sommes bien ensemble depuis plusieurs années. Aujourd'hui, nous imaginons l'avenir ensemble, dans le respect de nos différences.

Et toi, quelle(s) décision(s) a/ont changé ta vie ?

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