Résumé des épisodes précédents : jeudi dernier, je vous confiais les raisons pour lesquelles j'hésitais à me faire tatouer.

Le week-end dernier, je me suis rendue à l'International Lille Tattoo Convention 2017 qui regroupait environ 200 tatoueurs de diverses nationalités.

Participer à cet évènement m'a permis de trouver la réponse à ma question : oui, je vais sauter le pas, mais pas tout de suite.

Source : lillelanuit.com

Vous avez été nombreuses à commenter mon article-réflexion et je vous remercie de votre aide. Il m'a été précieux de me rendre à la Convention avec vos remarques et témoignages en tête.

Entre vos commentaires et la Convention, ma réflexion a avancé diablement vite en peu de temps et j'ai souhaité vous donner des nouvelles. Je reprends la structure de mon précédent article pour ne pas m'y perdre...

"Pourquoi ai-je envie de me faire tatouer ?"

Vous allez rire. J'ai longtemps cru être passée à côté de la crise d'adolescence... pour finalement apprendre, ces dernières années, qu'on n'échappe pas à cette fameuse crise identitaire. Avec du retard, donc, je me suis mise à la recherche de mon identité, tout doucement, avec des périodes difficiles et d'autres plus faciles.

Je sens la fin de cette crise identitaire s'amorcer. Et j'ai envie de la célébrer.

"Comment choisir sur quelle zone du corps le faire ?" et "Comment choisir le motif ?"

Quand j'ai discuté avec les tatoueurs, à la Convention, la réponse m'est venue naturellement. Je leur ai parlé d'un seul emplacement (les côtes) et d'un seul motif. Eh bien... ça, c'est fait !

Quant à la question de la douleur, voir des gens se faire tatouer la même zone, des motifs équivalents et ne pas du tout faire la même tête m'a permis d'intégrer pleinement ce que j'ai toujours entendu dire et lu : la douleur est variable, chaque individu la vit d'une façon qui lui est propre.

Je suis timide.

Ce que je pensais être un inconvénient s'est révélé être un avantage. Il est très important pour moi que le feeling passe avec mon tatoueur. Comme je n'y connais rien au tatouage, je suis assez réservée... J'ai d'autant plus apprécié de rencontrer des tatoueurs qui ont su me mettre à l'aise.

J'ai l'habitude de faire passer l'obligatoire avant le facultatif.

Les habitudes, ça se change, non ?

Je suis fauchée.

C'est là que le bât blesse. J'ai rencontré deux tatoueurs dont les styles me correspondent parfaitement et je leur ai demandé un devis. Bilan : je n'ai pas assez d'argent de côté pour l'instant !

Qu'importe, il n'y a pas d'urgence. Je vais faire des économies et profiter d'attendre pour peaufiner les détails de mon motif.

Source : pixabay.com par andibreit

J'ai peur de m'en lasser.

Vos témoignages m'ont permis de confirmer ce que je pressentais : si je me lasse un jour du motif, j'aimerai toujours son rôle de marqueur d'une époque importante de ma vie !

Je n'ai jamais compris les filles qui se font tatouer quelque chose en rapport avec leur copain... Jusqu'à aujourd'hui.

Comme pour la peur de m'en lasser, j'ai accepté l'idée que ce qui est... ne sera peut-être pas. Que ça fait partie de la vie.

"J'ai peur des réactions négatives." et "J'ai peur de la curiosité"

Ces arguments sont les plus persistants. Pour les réactions négatives, encore, j'arrive à me faire à l'idée - petit à petit - que c'est mon corps, mes finances, mon problème.

Bizarrement, ce sont les réactions positives qui continuent à m'effrayer le plus. J'ai plus de mal, dans la vie, à résister aux demandes gentilles qu'aux récriminations des grognons.

Par exemple, j'ai un gros pincement au coeur à l'idée de ne pas partager avec vous, qui m'avez tant apporté, le résultat quand j'aurai sauté le pas. Mais, comme je vous l'écrivais dans mon premier article, ce motif est très personnel et je souhaite qu'il reste discret, inconnu. Et je ne veux pas prendre le risque qu'il s'éparpille sur le Net. J'imagine - et espère ! - que vous comprendez.

Encore un grand merci à toutes.